Dimanche 6 décembre 2009
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C’est encore un souvenir de l’antique Fête du Feu.
En Angleterre, on appelle la
bûche de Noël en différents endroits: yule, clog, feu d’Iule , ce qui rappellent le «Logue scandinave »et le « Lug » gaulois.
Un rapprochement s’impose entre les feux de Saint-Jean qui marquent le solstice d’été et les feux de Noél qui marquent le
solstice d’hiver.
En Picardie, la bûche de
Noël brûlée dans la nuit du 24 au 25 décembre est une « choque » ou un « choquelet » de dimensions aussi respectables que
possible.
On l’appelle encore la « tréfoué », terme qui vient sans doute de « tres
foci » ( trois feux ).
L’Église n’a jamais créé de sanction officielle contre cette réminiscence païenne,
habilement christianisée en certaines provinces par la bénédiction pieuse du père de famille.
En Picardie, dans la Somme , il y a cent ans environ, la « choque » (bûche) était
placée dans la cheminée par l’aïeul; chaque enfant apportait un morceau qu’il avait « boisselé »
lui-même dernièrement dans le bûcher .
Ensuite, on allait chercher dans
« ch’tiloir de ch’l’amoile» ou dans « ch’cabas» le morceau de « choque de Noël » de l’année précédente, recueilli précieusement à cet
effet.(On allait chercher dans le tiroir de l’armoire ou dans la
cabane le ….)
Dans la région de Ham, les bergers de la paroisse parcouraient les rues. Il était d’usage d’attendre leur
passage pour placer dans la cheminée la bûche de Noël
A Nesle. - Une curieuse
obligation féodale était imposée aux maires du marquisat de Nesle et aux meuniers de la ville ; c’était de comparaître, la nuit de Noël, dans la
grande salle du château, pour y voir mettre le feu a la « grosse choque de bois» qu’on y allumait, chaque année. À cet effet
,c’est le plus jeune enfant de la famille picarde qui,
ordinairement, allumait le feu.
Dans le Santerre, « il s’agenouillait et suppliait la flamme de bien réchauffer pendant l’hiver les frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, de
répandre sa clarté et sa chaleur dans la demeure du prolétaire et de ne jamais dévorer celle du pauvre laboureur »
L’invocation se mêle au crépitement des étincelles, au pétillement du
bois sec qui craque sous la morsure de la flamme et tous les membres de la famille songent. Déjà 1’«attisée » atteint sa pleine activité. La bûche est entourée de colliers
ardents qui rongent son écorce ; des ombres gigantesques dansent sur les grosses poutres du plafond et font pâlir la lumière du « crasset » au point qu’on ne sait plus s’il
brûle.
Confusément, les assistants ont compris la puissance du feu et de sa lumière
sacrée ; ils le considèrent comme un personnage vivant qu’il faut ménager, car il peut avoir des colères
terribles.
Dans un village de la vallée de la Luce, les parents
d’une jeune fille négligèrent d’associer les nécessiteux du pays à la prière prononcée devant la bûche de Noël. Une étincelle jaillie du tronc d’arbre mit le feu à la maison et fit périr ainsi
les coupables en même temps que la jeune fille innocente, dont les noces allaient être bientôt célébrées.
En certains coins de la Picardie, la bûche de Noël a des propriétés assez inattendues.
En faisant brûler du bois le jour de Noël à minuit et en en plaçant les morceaux sur le grain, on empêche, au dire des paysans de Warloy-Baillon, les chats de fienter
sur le grain.
Dans la région d’Airaines, le tison de la bûche de Noël est un précieux contre sorcier .
Source: Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie (Tome XLVI de 1936)
Merci de votre visite, si vous
connaissez de Us et Coutume sur la bûche de Noël dite' la choque en picard' ;ils
ont leurs places sur ce blog !
Aujourd’hui, la vie moderne
a donnez tout un autre sens à la bûche de Noël, l’aire de la consommation oblige....consommez braves gens, et payez dans trois mois !
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