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  • : Martel Gerard
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  • : Homme
  • : 28/08/1943
  • : Somme Longueau
  • : curieux cherche à savoir le
  • : Mes centres d'intérêts sont : La Genealogie par l'entraide ;philatelie Histoire, Patrimoine, Géographie, Découvertes, Arbres, Légendes, Terroir, Temps, Villes, Personnages, Communes, Coutumes, Campagnes,

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//Dans la  Somme  département  de mes ancêtres //

C'est  gentil  de venir me rendre  visite sur   mon blog qui  n'a  pour but de vous faire découvrir  les  hommes,  l'histoire d'une terre  d'invasion   et  de guerre  ,de souffrance des hommes et des femmes  .Sans oubliez  le patrimoine    du Département  ,Qui  au   loin, vous attendez au loin  le beau chant des alouettes.,  et  sous   nos  pieds   les soupirs de l'Histoire. Partout, des terres semées de feu et de fer.  Cas hélas, la "Der des der" est passée par la Somme  ...
 Et c'est peut-être à cause de ça que vous tiendrez encore plus à ce pays de plaine et de vent. Mais qui  fait  bon d'y vivre  .......
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Contes et Légendes en Somme ..!!

Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /2008 17:32

Voici la traduction du //conte de Noêl//. d'hier  en francais  ...aprés le Picard
http://ma-genealogie.over-blog.com/article-26114777.html
(attention certaines phrases changent de sens    ....!! ) 

   C’était la nuit de Noël...... Madelon, à la chaleur de son feu, s’était assoupie, sa tête sur la poitrine, quand elle s’est réveillée en sursaut, suite à un bruit inhabituel venu du conduit de la cheminée,
    Elle a vu descendre au milieu des braises, un vieil homme vêtu d’une robe blanche, la tête couverte d’une grande capuche, une longue barbe sur le visage mais c’était Grand-Père Noël.......!!

 

   Ne sois pas effrayée, Madelon ! lui dit Père Noêl.
Au Paradis,j’ai appris que tu n’étais plus très aisée, et je suis venu me rendre compte sur place

- Ah Seigneur Jésus, non!  Nous ne sommes pas riches, Regardez : je vais à guenilles...
Nous avons bien du mal à manger un peu de viande chaque dimanche !
- Ah, non, Père Noêl, vous ne vous êtes pas trompé de cheminée!
  Nous sommes de la famille des seigneurs de la bourse plate
 ---Si notre âne, au lieu de semer des crottes, nous fabriquait des pièces cent sous, nous pourrions étaler plus souvent du beurre sur notre pain.

- Madelon, ce sera exaucé selon tes volontés.
Quand ta conscience t’assurera que tu as bien agi, va dans ton écurie avec un plat, et alors, tout en grattant l’arrière train de ton âne, répète trois fois:
---Baudet Jean, fais des écus!
Tu récolteras des beaux billets de la Banque de France.”
Cependant,j’y mets une condition, Madelon.
A l’avenir, tu aimeras ton mari davantage que...”
 Juste à l’instant où le Père Noèl allait dire ce que Madelon devait aimer moins que Jacques Croédur, voilà qu’on entend frapper un petit coup à la fenêtre de la cuisine !
A la lueur du feu de cheminée, le Père Noèl s’aperçoit bien que Madelon change de couleur.
Un autre coup a suivi le premier, venu du même endroit.
La femme, complètement perturbée, ne tenait plus en place.
---Elle dit au Père Noêl

OH  Père Noél, excusez-moi, mais je crois que notre chat est en train de boire mon lait.
-- Attendez un instant, il faut que j’aille y voir l

Quand elle est revenue dans la salle, après avoir ouvert à Trinquefort en lui ayant demandé d’attendre sans bouger, puisqu’elle avait un visiteur, elle n’a retrouvé personne.  
   Grand- Père était remonté par là où il était entré.

   Le lendemain, Madelon qui n’avait pu conserver pour elle seule la visite de l’ami des pauvres gens, s’en est donc allée avec Jacques Croédur munie d’un plat large,
 voir leur âne, Mais elle a eu beau répéter, comme le Père Noêl l’avait recommandé:

---“Baudet Jean, fais des écus!

L’âne Jean a bien levé les fesses, mais il a  envoyé un crottin sur ses maîtres, c’est de justes se si   Jacques Croédur ne l’a pas reçu en plein ventre!

 Si Madelon n’avait pas ouvert à Trinquefort, qui sait?

  Aujourd’hui elle habiterait peut-être le château du village.



Source  Gilbert Mercher. dit Tchot Géne éd Blingues. Ch’Lanchron nos 71-72. 1998.

            de la bibliothéque  J .Prevert  d'Amiens Métropole  ....Merci aux personnel  

. Gilbert Mercher (1888-1975), picardisant du Vimeu,
 y poursuit les aventures de Jacques Croédur, héros de Vauchelles, grand naïf excentrique, et de sa femme Madelon qui, en la circonstance, n ‘est pas un modèle de vertu  !!!

Merci  de votre visite  et à Bientôt  sur le blog.......

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    …Merci   !!!!

Par Martel Gerard - Publié dans : Contes et Légendes en Somme ..!! - Communauté : Bonjour la Somme
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 11:17
     Au-delà des anciens fossés, et à l’est de la ville de Corbie, se dresse sur la rive droite de la vallée de la Somme, la falaise crayeuse de la Barrette .
 Des carrières déchirent ses flancs gris, et semblent de larges plaies ouvertes sur le ciel. Ce coteau inculte, dominant tout le pays d’alentour, présente des contours, qui se courbent en amphithéâtre; il a fait l’objet d’une légende que voici Dans les temps reculés, lorsque le ciel était plus près de nous, habitait, dans des cavernes de craie,
un enchanteur mystérieux, et renommé à vingt lieues à la ronde. 
                                                   
On connaissait sa puissance depuis la forêt d’Arrouaise jusqu’au delà de la vallée de l’Oise.
  Il était grand, à l’égal des plus grands sapins, la barbe très abondante, le vêtement fait d’écorce de tilleul; dans sa chevelure étaient piqués des rameaux de houx et d’or meaux.
Lorsqu’il parlait, les murailles de pierre répercutaient sa grande voix, et si, dans les jours de colère, il lui arrivait de gronder, la roche se fendait, et sur les grandes nappes d’eau frémissantes, les roseaux bruissaient,
  Il portait à la ceinture, suspendue par une grosse chaîne de fer, une énorme corne d’ivoire, qui avait la vertu de traduire ses désirs en réalités. S’il soufflait doucement, l’herbe et les fleurs croissaient autour de lui, et s’il augmentait le son, alors apparaissaient les êtres animés, le gentil peuple des oiseaux, les agiles chevreuils et le sanglier bourru, au groin armé de boutoirs; s’il soufflait avec violence, les pierres se détachaient de la falaise pour aller rouler au loin dans les eaux, où leurs traînées sont encore apparentes. Mais toute cette puissance ne pouvait rien sur l’empire des hommes, où le mal régnait en maître.
   Le solitaire ayant longtemps réfléchi, résolut de peupler le pays uniquement d’enfants, et de faire des villes neuves. Il tira de son cor d’ivoire des sons si doux que les enfants apparurent en grand nombre, et ce pays était bien le plus beau qu’il fut permis de voir jamais. Il jouait, jouait toujours, et le jeune peuple se roulait sur les gazons fleuris. Pendant le sommeil des bambins, le bon géant jouait plus suavement encore, et leurs rêves étaient roses et doux comme leur vie. Les paroles de colère étaient inconnues à ces enfants privilégiés; jamais la jalousie, qui ronge le coeur, ainsi qu’un serpent, ni les querelles, ni la haine hideuse n’étaient venus trou bler leurs jeux. Mais en grandissant, ils perdaient leurs qualités d’origine; la violence asservit leur esprit, et ils devinrent fourbes vis-à-vis les uns des outres.
   Le géant s’en attrista d’abord, puis, lorqu’il reconnut son impuissance à conjurer le mal, il pleura, et les larmes qui coulèrent de ses yeux ravinèrent le sol jusqu’à la Somme, et les méchants enfants ne pensèrent pas qu’ils fussent les auteurs de cette grande douleur. Ils s’inquiétaient de ces calamités, mais ne faisaient rien pour ramener la concorde parmi eux.  
   Et les querelles allaient s’aggravant.                                                                                                                               
  Le géant pleurait toujours, et ses larmes formaient des ruisseaux et des rivières qui, en débordant inondèrent la plaine. L’Hallue et l’Ancre, mêlant leurs eaux à celles de la Somme, formèrent à leur réunion un vaste estuaire où se déposaient les terrains arrachés sur le parcours des eaux, et, en cet endroit, beaucoup d’êtres vivants périrent. Le solitaire cessa de pleurer, et un vent violent souffla qui dessécha le lac,
et la terre reparut.  Mais les habitants qui restaient étaient tout à fait semblables à ceux des autres nations.
   Le géant était de plus en plus chagriné et découragé, en reconnaissant que tout ce qu’il avait fait pour les hommes avait tourné contre sa volonté.
  Ceux à qui il avait soufflé la vie ne voulaient plus le reconnaître; ils l’accusaient de tous les malheurs, Ils ne voulaient pasadmettre que tous ces malheurs étaient le résultat de leurs propres fautes, et se refusaient à entendre le cor qui les avait charmés autrefois, Triste et fatigué, il s’endormait dans sa couche pendant de longues heures du jour, à l’ombre de ses sourcils, qui croissaient en même temps que sa barbe. Un jour qu’il sommeillait lourdement, les enfants s’approchèrent de lui pour lui voler son cor d’ivoire; mais comme il reposait sous la tête du géant, ceux-ci ne pouvant arriver à leur fin, pratiquèrent un trou à l’instrument convoité. Il en sortit aussitôt un vent qui souffla en tempête, et qui, soulevant la poussière et le  sable, obscurcit la lumière du ciel.   De l’oeuvre du solitaire, à peine restait-il quelques hommes; le géant ne se réveilla plus; la corne d’ivoire ne se fait plus entendre dans la région, mais les calamités et les tempêtes sont annoncées par les corneilles au plumage de deuil qui nichent au sommet des tours
de St-Pierre.

L'Abbatiale Saint-Pierre  de nos jours  photo de la mairie de Corbie .

Source :Fonds Douchet. Bibliothèque municipale d’Amiens Metropole
 l'histoire qui dit :
Une vieille femme qui habitait près de Corbie, le conta à Eugène Bacquet,
qui le communiqua en 1897 à Victor Douchet, instituteur picard.

Merci de l'accueil et de l'aide et les conseils  du personnel de la Bibliothéque J.Prevert de Longueau


 

Par Martel Gerard - Publié dans : Contes et Légendes en Somme ..!! - Communauté : Bonjour la Somme
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