Jeudi 9 juillet 2009
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L'école communale de Villers sous Ailly à fermée definitivement la semaine derniére pour ne plus les
réouvrir.
Retour sur une histoire commencée à la fin des années 1840: celle de la dernière “classe unique” du département de la Somme .
Depuis quelques années, on savait cette classe unique condamnée :
comme les autres écoles du canton d’Ailly le Haut Clocher elle devait laisser la place aux regroupements pédagogiques concentrés (RPC). Un temps, les
élus locaux ont espéré garder leur école jusqu’à l’ouverture de ces RPC, à la rentrée 2010. Mais les effectifs étant au plus bas, c’est un an plus tôt que l’école ferme.
Aujourd’hui, seuls sept enfants furent scolarisés à Villers. Ce chiffre
n’est pas le signe d’un vieillissement de la population:au total, Villers compte vingt- cinq enfants en âge d’aller à l’école.
L’ancienne école était au cimetière.
Le premier magistrat ne cache pas qu’une
pointe de nostalgie est bien présente dans son esprit. En tant que maire, bien sûr, mais aussi en tant qu’habitant qui s’est beaucoup investi dans cette école, participant à de nombreuses sorties
scolaires et aux fêtes de fin d’année, et intervenant même régulièrement pour faire du sport avec les enfants.
Quelques jours avant qu’elle ne ferme
effectivement ses portes, l’école à accueilli
un grand nombre de ceux qui ont usé leurs fonds de pantalons sur ses bancs. Les anciens élèves n'ont pas manquez l’occasion qui leur est donnée
— la dernière — de revoir leur ancienne classe, et de découvrir grâce à une exposition faite de vieilles photos et de documents officiels, la longue histoire de la dernière classe unique du
département.
Cette histoire a commencé dans les années 1840, mais l’école que l’on connaît aujourd’hui n’est pas la première qu’a connue Villers. Auparavant, il existait en fait deux écoles : une école de
filles privée, située près de la place, et sur tout une école publique mixte, qui était installée en lisière du cimetière d’alors. C’est-à-dire en plein milieu des limites actuelles du
cimetière.
Construite pour 2 828 francs .
- C’est en 1845 que la municipalité évoque pour la première fois la construction d’une école sur la place du village, un terrain étant alors à vendre. Mais
ce n’est que deux ans plus tard, le 20juillet 1847, que le conseil municipal et les douze “plus forts contribuables” (qui étaient alors consultés) prennent la décision d’acheter le terrain et de construire
l’école, “après s’être bien pénétrés de l’urgence qu’il y ci de faire ces dites acquisitions et constructions vue que l’école communale est mal saine, tombant en ruine au mi lieu du cimetière et
qu’il est impossible d’en bâtir une autre à la même place”.
-En 1851, l’école est construite, et le conseil
municipal, qui a déjà fait un effort important sur l’achat du terrain (1 860 francs) et la construction (2 828 francs et 19 cents), demande une aide
de 400 francs au Préfet pour acheter le mobilier scolaire.
La
“facture” de l’école avait été réglée en grande partie par la contribution directe des habitants : en 1847, le conseil municipal avait décidé de mettre en place “une imposition extraordinaire de
4 422 francs 01 cent à répartir sur les quatre contributions directes”.
Dès
cette époque, la maison de l’école sert aussi de mairie au village. Maïs dans les archives communales, rien n’indique qu’il y ait eu une autre mairie auparàvant.
Quelques documents indiquent simplement qu’à la
fin du XVIII siècle, le conseil se réunissait à l’église après la messe, “rassemblé au son de la cloche”. Mais combien de temps ces réunions ont-elles duré? Nul ne le
sait...
La dernière classe unique du département.
De la même manière, il n’existe que peu d’archives concernant l’école. Difficile, donc, de connaître avec précision l’évolution des effectifs.
On imagine toutefois que les enfants étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui à l’ouverture de cette école : en 1851, le village comptait 469 habitants. Un chiffre qui est tombé à 128 un
siècle plus tard. Depuis la fin des années 70, la population ne cesse plus d’augmenter. Madane Marie-France Fuzellier a d’ailleurs connu l’un des âges d’or de l’école :
Celle du renouveau des
années 70,à cette époque, de nombreuses familles avec des enfants en bas âge se sont installées dans ce petit village verdoyant, fuyant le stress de la ville pour une
meilleure qualité de vie. A la fin des années 70,
plus d’une vingtaine d’enfants fréquentaient l’école.Mais ces enfants ont grandi, et l’effectif a de nouveau baissé.
En 2002, ils n’étaient plus qu’une dizaine (la classe avait d’ailleurs été menacée de
fermeture cette année-là). Depuis, d’autres maisons se sont construites, de jeunes ménages se sont installés, et l’effectif de l’école est remonté à 15. Mais en
quelques années à peine, l’école a changé d’ère. Les parents veulent désormais plus de services extrascolaires, et les besoins en informatiques ne peuvent pas être satisfaits par les petites
écoles...
Un chiffre résume bien cette évolution : en 2002, il existait plus d’une dizaine de classes uniques dans la Somme (dont deux dans le canton d’Ailly, avec
celle de Buigny L’Abbé). Aujourd’hui, celle de Villers est la dernière du département )
Une sacrée page de souvenir de la commune
....!
Source: Le journal d'Abbeville.
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