Dimanche 22 février 2009
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Jeux d’enfants
En dehors des jeux que l’on peut ou pouvait pratiquer dans toutes les provinces de France, on trouve
quelques jeux plus spécifiques dans la Somme .
Aujourd'hui :
Les combats de coqs:
Dans la Somme du centre et de l’est, les enfants
organisaient des combats de coqs.
Ils étaient généralement moins cruels que ceux qui, dans le nord, réunissaient les adultes.
Les combattants étaient opposés une
seule fois par an, durant les jours gras : le mardi (Amiens), le jeudi précédant le dimanche gras (Proyart, Morlancourt) ; plus rarement, le jour ou le lendemain de la fête
patronale.
A Amiens, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les écoles étaient transformées en arènes. Chaque écolier portait son coq à qui il avait fait boire du vin ou de l’eau-de-vie. Les
spectateurs pariaient.
Le coq qui tenait le plus longtemps était déclaré victorieux.
De grands honneurs étaient alors décernés à son maître, qui devenait roi.
A la campagne, les combats se déroulaient sur une aire de
grange.
Le Roi des coqs avait le droit, durant toute l’année (mais surtout à la Mi-Carême),
de se faire accompagner par une cour formée de ses condisciples. Le cortège ainsi constitué jouait dans les rues et recueillait oeufs, viande et
argent.
Photo vers 1920 quartier Saint Leu d'Amiens
Le jeudi soir, la troupe se régalait avec les produits de la quête (à Péronne, Proyart, Saint-Leu à Amiens, dans la région de Roye et à Pont-de-Metz, on pouvait constater des variations locales des coutumes).
Le propriétaire du coq vainqueur, plus fier que le coq lui-même, proclamait : “Ch’est mi chcoq “, surtout devant les filles. Cette expression qui a survécu,
est encore employée lorsque quelqu’un arrive en tête d’une compétition.
Source : Hommes et traditions en Picardie
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